Si tu peux jouer, tu peux jouer

Après le congé du temps des fêtes et le début d’une nouvelle année, Les Canadiennes sont fébriles à commencer la deuxième moitié de leur saison LCHF contre les Furies de Toronto les 5 et 6 janvier à domicile.

Elles auront la chance d’affronter des adversaires compétitives, de lutter pour la victoire et de solidifier leur position en tant que l’une des meilleures équipes de la ligue en vue des séries éliminatoires. De plus, elles auront aussi l’opportunité de jouer leur match annuel You Can Play (YCP), le dimanche devant une foule passionnée.

« Pour nous, c’est important d’apprécier les gens qui viennent nous supporter », raconte la défenseure étoile Erin Ambrose. « Ça va être une belle fin de semaine de hockey avec notre match Sportsnet la veille [le samedi] et un début excitant pour la deuxième moitié de la saison. »

Crédit photo: Céline Gélinas/LCHF

En 2012, la LCHF est devenue la première ligue sportive professionnelle à devenir partenaire avec YCP, une organisation qui travaille pour assurer la sécurité et l’inclusion de tous dans le sport, y compris les athlètes, les entraîneurs et les partisans LGBTQ+.

« S’il y a des fans qui ont des difficultés par rapport à leur sexe ou leur sexualité, nous pouvons leur montrer que nous les supportons peu importent les circonstances; peu importe comment ils s’identifient, ils sont les bienvenus [dans le sport], » souligne Cavender Salvadori, directeur de la programmation chez YCP. « Souvent, les gens dans la communauté LGBTQ+ n’ont pas la chance de côtoyer des alliés. Alors, c’est important d’avoir des partenaires comme la LCHF. »

Chaque club de la LCHF organise un match dans le cadre de YCP avec plusieurs activités divertissantes pour les fans. Les joueuses démontrent fièrement leurs bâtons de hockey qui affichent les couleurs de l’arc-en-ciel et participent à une mise en jeu cérémoniale. Cette année, Les Canadiennes préparent un encan silencieux qui inclura un chandail signé de Marie-Philip Poulin et une compétition de selfie « Fabs ».

Pour Salvadori, les matchs démontrent comment le hockey apporte une atmosphère collaborative, intégrative et accueillante qui permet à tous les athlètes d’exceller dans le sport.

« Tu seras accueilli, tu seras accepté par la communauté et ça ne changera pas notre perception de toi, » dit-il.

Pour la mobilisation des athlètes, des entraineurs et des fans, Erin Ambrose croit que le hockey peut montrer l’exemple en ce qui concerne la représentation et l’inclusion dans le sport.  D’après son expérience, ce sport a fourni un environnement inclusif, mais elle a tout de même remarqué certains changements dans les dernières années.

« Je pense que le hockey féminin est plus accueillant qu’avant. Je crois qu’il y a plus de gens qui parlent de leur sexualité librement et avec fierté. C’est très important, non seulement pour le hockey, mais pour les athlètes dans la communauté LGBTQ+, » dit-elle.

Crédit photo: Shanna Martin-Book/LCHF

Originaire de Keswick, Ontario, Ambrose croit que c’est important pour les athlètes d’être unis, peu importe leur sexualité ou leur sexe. Cette unité a été manifestée l’été dernier à la Parade de fierté à Montréal. La défenseure, accompagnée de sa coéquipière Tracy-Ann Lavigne, a participé au défilé dans le centre-ville de Montréal avec plusieurs autres athlètes.

« Je crois que notre équipe est accueillante pour chaque individu, » ajoute Ambrose. « La communauté de hockey est plus franche que d’autres sports et nous espérons continuer à être un milieu inclusif. »